30/03/2014

Impressions londoniennes, ép. 4 : Princes et Princesses

Pour les balletomanes qui n’auraient pas encore eu leur dose de Tchaïkovski et de paillettes en décembre à l’Opéra Bastille, le Royal Ballet propose ces temps-ci sa propre version de La Belle au Bois Dormant, chorégraphie de Marius Petipa massacrée remaniée par Frederick Ashton, Anthony Dowell et Christopher Wheeldon. Alternant distributions prestigieuses (Sarah Lamb et Steven McRae pour la première et la diffusion au cinéma, Natalia Osipova et Matthew Golding pour la dernière) et débuts dans les rôles (Yuhui Choe et Ryoichi Hirano, que j’avais aperçus en répétition, Vadim Muntagirov pour sa première apparition avec la compagnie), la série s’étire de mi-février à mi-avril, entrecoupée par les deux semaines de « break » de mi-saison.  SOLD OUT depuis des semaines, à 145€ le fauteuil d’orchestre (contre 8€ la place debout à l’amphithéâtre), c’est l’occasion de remplir les caisses qui serviront à amortir le coût des productions contemporaines.

© Royal Opera House

09/03/2014

Impressions londoniennes, ép. 3 : le Young British Dancer 2014 est...

Après un weekend parisien plein d’émotions, retour à Londres pour la finale du Young British Dancer of the Year Award, qui se tenait samedi soir au Linbury Studio Theatre. Un jury prestigieux (Kevin O’Hare, directeur du Royal Ballet ; Christopher Hampson, directeur du Scottish Ballet ; David Nixon, directeur du Northern Ballet, et Tamara Rojo, directrice de l’English National Ballet, de loin la plus applaudie), des candidats talentueux, un public (majoritairement composé de leurs camarades de classe) débordant d’enthousiasme... l’évènement typiquement britannique s’annonçait sous les meilleurs auspices. Encore fallait-il obtenir un billet, et après une veille infructueuse sur internet au cours des derniers jours, ce fut chose faite grâce à un retour de dernière minute.

2014 Young British Dancer Award © Royal Opera House

02/03/2014

Gala des Étoiles de Manuel Legris

01/03, Palais des Congrès


Si vous évoquez l’idée d’aller voir un ballet au Palais des Congrès, vous risquez de susciter des réactions pour le moins mitigées auprès des amateurs : « trop cher ! » « trop grand ! » « mais, Porte Maillot, ce ne serait pas de l’autre côté du périph ? [horreur] ». Pourtant, les spectacles de danse s’y sont multipliés ces dernières années, au point d’en faire un lieu de passage incontournable. Si les productions classiques de petites troupes russes aux titres un peu trop ronflants restent souvent à vos risques et périls, les galas à la programmation léchée et aux invités prestigieux offrent de rares occasions d’admirer des étoiles internationales, et on ne s’étonne plus de retrouver dans cette salle tout le gratin du monde de la danse.

Au revoir Isabelle Ciaravola

28/02, Opéra Garnier

Certains adieux sont plus douloureux que d’autres. Hier soir les applaudissements ont duré longtemps, les spectateurs comme les membres de l’Opéra refusant de voir partir l’étoile qui consumait sa dernière flamme sur scène un instant plus tôt. Sereine et souriante sous la pluie d’or, celle-ci n’en finissait plus de remercier son public et ses amis, tentant de distinguer les visages de ceux qui l’ont accompagnée tout au long de sa carrière, envoyant des baisers du bout des doigts, s’épanouissant en avant-scène lors d’une dernière révérence, avec une reconnaissance qui n’a de pair que la générosité avec laquelle elle venait de nous offrir son ultime représentation.

© Dansomanie