29/01/2014

La saison 2014-2015 du Ballet de l’Opéra de Paris

La saison 2014-2015 du Ballet de l’Opéra de Paris a été dévoilée ce matin par... une fuite sur un site japonais. Le programme des ballets à voir à Garnier et à Bastille jusqu’en juillet 2015 dès janvier 2014, c’est un nouveau record d’anticipation, la saison n’étant ordinairement connue qu’au début du mois de mars.

Cette saison a été co-programmée par Brigitte Lefèvre, actuelle directrice de la Danse, et Benjamin Millepied, qui prendra la relève en octobre 2014. A première vue, un programme très chargé avec six grands ballets classiques, autant de soirées contemporaines et deux compagnies invitées. Le nombres de grands ballets narratifs et la reprise - dans une même saison ! - de Casse-Noisette et du Lac des Cygnes devrait également réjouir plus d'un spectateur.

27/01/2014

Le Prix de Lausanne 2014 en direct !

Le Prix de Lausanne 2014 est lancé ! La 42e compétition du plus célèbre concours de danse classique a lieu cette année du 26 février au 1er février. Tout au long de la semaine, les jeunes participants (entre 15 et 18 ans) participeront à des cours de danse et bénéficieront d'un coaching personnalisé pour préparer leurs solos. La finale aura lieu samedi de 15h à 16h30 : chaque candidat présentera une variation classique et une variation contemporaine. A la clé : des bourses d'études pour poursuivre leur formation dans de grandes écoles de danse internationales.


Très interactif, le Prix vous propose depuis plusieurs années de nombreuses vidéos et reportages sur les réseaux sociaux permettant de suivre la compétition en direct ! Voici les principaux liens à suivre toute la semaine :

21/01/2014

Le Royal Ballet dans Giselle

Journée chargée pour les balletomanes londoniens samedi dernier : tandis que Tamara Rojo et Matthew Golding triomphaient dans Le Corsaire au London Coliseum, Natalia Osipova éblouissait les critiques de danse anglais en faisant ses débuts dans Giselle au Royal Opera House aux côtés de Carlos Acosta. Ayant prévu de découvrir cette distribution au cinéma, les Balletomanes Anonymes en virée de l’autre côté de la Manche avaient pour leur part choisi d’assister à la représentation en matinée, avec les étoiles Steven McRae et Roberta Marquez.

Natalia Osipova dans Giselle © ROH / Bill Cooper 2013

Le Corsaire flamboyant de l’English National Ballet

London Coliseum (dit « the Coli »), 17-18/01

Sur scène, des costumes cristallisés par Swarovski étincelant de mille feux. Dans la salle, des spectateurs debout qui saluent la virtuosité des danseurs en criant comme devant un match de rugby. Si la mission première de l’English National Ballet est de rendre la danse classique plus populaire, l’objectif est atteint avec cette nouvelle production du Corsaire, encensée aussi bien par les critiques (qui ont fait le déplacement jusqu’à Milton Keynes pour ne pas manquer la première en octobre dernier) que par le public familial qui vient pour la première fois.

Le Corsaire © English National Ballet

20/01/2014

Blue Monday : 10 antidotes anti-déprime

C’est officiel : le 20 janvier 2014 a été élu « Blue Monday », le jour le plus déprimant de l’année. Courage, en vous levant ce matin, vous avez déjà fait le plus dur. Pour vous aider à survivre au reste de la journée, voici 10 antidotes danse qui devraient vous rendre votre bonne humeur !

18/01/2014

Interview de Thierry Fontaine, directeur de Pathé Live

Nichés au dessus du cinéma Gaumont Opéra, les bureaux de Pathé Live abritent depuis 2008 les équipes chargées de la retransmission d'opéras et de ballets au cinéma. Après le MET et l'Opéra de Paris, le producteur propose depuis 2 ans les diffusions en direct des ballets du Bolchoi. Rencontre avec son directeur Thierry Fontaine, en charge de la programmation des saisons.



13/01/2014

Le Ballet du Bolchoi au cinéma

Vous avez manqué la tournée du Bolchoi à Paris la semaine dernière ? Bonne nouvelle : Pathé live vous propose une séance de rattrapage avec la diffusion prochaine de deux ballets de la compagnie au cinéma, en direct de Moscou : ce sera d’abord Joyaux de George Balanchine dimanche prochain puis Illusions perdues d’Alexeï Ratmansky le 2 février. L’occasion d’admirer les étoiles russes dans des conditions optimales et pour un prix raisonnable. Avec plus de 110 cinémas participants dans toute la France, vous avez de fortes chances de trouver une salle de chez vous.

Olga Smirnova et Semyon Chudin, Diamants © Elena Fetisova

09/01/2014

Émotion Opéra : ma première nomination

Participation hors-sujet au concours « Ma plus belle émotion »

« Il n’y aura plus de retours. » Le 31 décembre 2009, il est 19h20 lorsque l’ouvreur en charge de la file d’attente à la billetterie de l’Opéra Bastille annonce que les ventes sont closes. Ce soir, l’étoile Dorothée Gilbert danse Casse-Noisette aux côtés de Karl Paquette, premier danseur. Hasard du calendrier ? La rumeur d’une nomination court depuis des semaines tant les conditions semblent favorables : soirée d’exception, candidat pressenti, distribution de luxe.

06/01/2014

Les Illusions perdues d’Alexeï Ratmansky, sur le fil de l’émotion

Opéra Garnier, 04/01
« Loin de le décourager, la rage de l’ambitieux repoussé donnait à Lucien de nouvelles forces. Comme tous les gens emmenés par leur instinct dans une sphère élevée où ils arrivent avant de pouvoir s’y soutenir, il se promettait de tout sacrifier pour demeurer dans la haute société. » (Honoré de Balzac)
Prenez un thème intemporel : les rêves de la jeunesse ; un chorégraphe débordant d’inventivité : Alexeï Ratmansky, un jour directeur du Ballet du Bolchoï, le lendemain artiste en résidence à l’American Ballet Theater ; ajoutez-y des danseurs d’exception, des étoiles russes formées au Mariinsky et invitées sur toutes les scènes du monde, et vous obtiendrez une œuvre néoclassique d’un nouveau genre, propre à aiguiser la curiosité des amateurs de lettres et de danse, justifiant à elle seule l’invitation à Paris de la célèbre compagnie moscovite.

04/01/2014

Giselle de Mats Ek, Ballet de Lyon

03/01, Théâtre de la Ville

Lorsque j’ai découvert l’interprétation de Giselle par Mats Ek à l’Opéra de Lille en janvier 2010, je venais tout juste d’assister à la dernière reprise du ballet à l’Opéra de Paris. L’œuvre de Jean Coralli et Jules Perrot bien présente à mes yeux s’était juxtaposée en filigrane à la version contemporaine, me permettant de décoder les références à la production originale et de suivre le fil narratif à mesure qu’il se déroulait sur scène. Quelques années plus tard, le souvenir s’est flouté mais le double-regard que l’on peut porter sur l’œuvre demeure.

Albrecht, Giselle et Hilarion, acte I © Jean-Pierre Maurin

03/01/2014

La Belle au Bois Dormant, Opéra de Paris

Représentations des 4, 7, 13, 20, 29 et 31 décembre, Opéra Bastille

Dans la famille des ballets kitchs et interminables, La Belle au Bois Dormant occupe une place de choix. Avec ses successions de variations ponctuées d’applaudissements, ses tutus à paillette et ses courtisans enrubannés, c’est typiquement le genre de ballet que vous évitez de mentionner quand vous défendez l’idée que le ballet c’est jeune, moderne et sensuel. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’on y va à contrecœur, un bon gros ballet classique étant toujours appétissant en fin d’année (toujours plus qu’une œuvre moderne austère et non-dansante), mais certainement pas dans la perspective de passer une soirée d’anthologie. Les critiques très négatives entendues depuis des années au sujet de la version Noureev n’y incitaient pas beaucoup non plus.