13/03/2013

Saison 2013-2014 du Royal Ballet

La saison 2013-2014 du Royal Ballet a été dévoilée ce matin en conférence de presse : entre grands ballets classiques, nouvelles productions et soirées contemporaines, le programme est chargé. « Les créations sont vraiment le cœur de la Compagnie. C'est très important de faire des classiques ; c'est important de nous souvenir de notre héritage. Mais les créations feront que la Compagnie continuera de se développer" a déclaré son tout nouveau Directeur, Kevin O'Hare. Que vous soyez amateur de classique ou de contemporain, quelles seront les soirées à ne pas manquer la saison prochaine ? Petit tour d'horizon.

L.Cuthbertson et F.Bonelli, Romeo & Juliet © Bill Cooper/ROH

Don Quichotte (nouvelle production) du 30 septembre (soirée de gala) au 6 novembre 2013
chorégraphie de Carlos Acosta d’après Marius Petipa, musique de Ludwig Minkus
« Carlos Acosta, Étoile invitée du Royal Ballet et l’un des meilleurs danseurs de sa génération, présente une nouvelle production de ce récit exubérant sur l’amitié, l’amour et la loyauté. »
Carlos Acosta c'est LA super-star du Royal Ballet. Danseur cubain à la technique ébouriffante, il fera dès la rentrée ses débuts de chorégraphe. On peut compter sur lui pour insuffler panache et virtuosité au ballet de Petipa.

Roméo et Juliette du 19 octobre au 7 décembre 2013
chorégraphie de Kenneth MacMillan, musique de Serge Prokofiev
« Une histoire tragique d’amants maudits par le sort : le ballet poignant de Kenneth MacMillan est un classique du 20e siècle. »
La production du Roméo & Juliette de MacMillan est un joyau du répertoire du Royal Ballet. Une partition magnifique, des pas-de-deux passionnés (spécialité du chorégraphe) et un casting de rêve, c'est l'un des ballets à ne pas manquer cette saison.

Chroma / création de David Dawson / Le Sacre du Printemps du 9 au 23 novembre 2013
chorégraphies de Wayne McGregor / David Dawon / Kenneth MacMillan
musiques de Joby Talbot / Greg Haines / Igor Stravinsky
« Un siècle de danse visionnaire – du chef d’œuvre de Stravinsky au début du 20e siècle à la chorégraphie innovante de Wayne McGregor et David Dawson. »
Premier « triple-bill » de la saison, ce programme réunira l'un des premiers ouvrages du génial / imposteur Wayne McGregor, peut-être l'un des plus aboutis, et une pièce-maîtresse de Kenneth MacMillan, mode tribal et orange-power. Une création de David Dawson, chorégraphe que je ne connais pas encore mais très apprécié par les danseurs et le public pour la sensualité de ses pièces, complètera la soirée.

Casse-noisette du 4 décembre au 16 janvier
chorégraphie de Peter Wright d’après Lev Ivanov, musique de Piotr Illich Tchaïkovski
« Le cadeau enchanté d’une petite fille l'entraîne dans l'aventure merveilleuse de ce ballet classique, accompagné par la musique pétillante de Tchaïkovski. »
Tradition de Noël exige, Casse-noisette reviendra sur la scène avec son lot de variations folkloriques, de fées bonbons et de princes emperruqués. Cette jolie production ravira les plus jeunes et replongera les adultes en enfance avec des effets spéciaux et des costumes très soignés.

Joyaux du 17 décembre au 7 janvier
chorégraphie de George Balanchine, musique de Gabriel Fauré (Émeraudes), Igor Stravinsky (Rubis) et Piotr Illich Tchaïkovski (Diamants)
« L’évocation par George Balanchine du brillant des émeraudes, des rubis et des diamants est un bijou en tant que telle. »
George Balanchine aurait eu l'idée de ce ballet devant une devanture de Van Cleef & Arpel... il en résulte un hommage aux trois principales Ecoles de danse : la française avec le romantique Émeraudes, l'américaine avec un Rubis de music-hall et la russe avec l'impérial Diamants.

Hansel et Gretel
en janvier
chorégraphie de Liam Scarlett
« Le premier ballet en plusieurs actes de l’artiste associé Liam Scarlett pour le Royal Ballet – une vision sombre et adulte d’un conte de fée classique. »
Liam Scarlett est le petit génie maison, auteur de plusieurs œuvres abstraites et d'un premier ballet narratif l'an dernier. L'opportunité lui sera donnée en mai 1013 de créer cette fois un ballet en plusieurs actes pour la Compagnie. On peut dire que le Royal Opera House sait faire grandir ses artistes.

Giselle du 18 janvier au 10 février
chorégraphie de Marius Petipa d’après Jean Coralli et Jules Perrot, musique d’Adolphe Adam
« Le plus grand ballet romantique – l’œuvre classique de Marius Petipa est un drame sur la trahison, les esprits surnaturels et l’amour qui transcende la mort. »
N'allez pas au Royal Ballet pour y admirer un corps-de-ballet homogène et des lignes impeccables. Mais courrez-y pour voir cette production de Giselle romantique et sombre, moins grandiose qu'à l'Opéra de Paris ou au Bolchoï mais plus dramatique, des willis vives et aériennes et d'excellents solistes. On se damnera pour revoir une dernière fois Alina Cojocaru et Johan Kobborg danser ensemble les rôles principaux.

Alina Cojocaru dans Giselle © Bill Cooper / ROH

Rhapsody / création de Wayne McGregor / Gloria du 7 au 15 février
chorégraphies de Frederick Ashton / Wayne McGregor / Kenneth MacMillan
musiques de Serge Rachmaninov / J-S Bach / Francis Poulenc
« Un hommage à trois chorégraphes déterminants du Royal Ballet : Frederick Ashton, Kenneth MacMillan et Wayne McGregor. »
Un court ballet de Frederick Ashton basé sur la virtuosité du couple principal, une nouvelle création de Wayne McGregor dont on aurait sans doute pu se passer mais il faut bien rentabiliser depuis qu'on l'a nommé artiste associé, et l'un des rares ballets sur la guerre, dans une production un peu datée mais qui n'en reste pas moins poignante.

La Belle au Bois Dormant du 22 février au 9 avril
chorégraphie de Marius Petipa, musique de Piotr Illich Tchaïkovski
« Un voyage avec le Royal Ballet dans le monde enchanté de princesses, maraines-fées et formules magiques du ballet classique de Marius Petipa. »
La plus longue série de l'année, pour mieux remplir les caisses et financer les nouvelles productions... l'occasion de découvrir les étoiles montantes de la compagnie dans le rôle de la princesse Aurore et de huer la méchante fée Carabosse avec un public qui a gardé son âme d'enfant.

The Winter’s Tale (création) du 10 avril au 8 mail
chorégraphie de Christopher Wheeldon, musique de Joby Talbot
« La première mondiale d’un nouveau ballet en plusieurs actes de Christopher Wheeldon d’après  l’œuvre bien connue de Shakespeare sur l’amour, la perte et la réconciliation. »
Après le succès d'Alice, il y a 3 ans, Christopher Wheeldon coopère de nouveau avec Joby Talbot pour adapter une tragicomédie de William Shakespeare. Un chorégraphe innovant, un compositeur fantasque et une « comédie à problème », le projet semble pour le moins intéressant et on a hâte de le découvrir, au moins au cinéma !

Sérénade / Sweets Violets / Danse à Grande Vitesse (en français dans le texte) du 14 au 26 mai
chorégraphies de George Balanchine / Liam Scarlett / Christopher Wheeldon
musiques de Piotr Illich Tchaïkovski / Serge Rachmaninov / Michael Nyman
« Un programme mixte fait de contrastes grisants, d’un sombre mélodrame victorien à un hommage à la modernité hi-tech. »
Pour les contrastes, vous serez servis : entre la douceur du ballet abstrait de Balanchine (donné à l'Opéra de Paris en début de saison), la noirceur du thriller de Liam Scarlett et l'excitant « DGV », d'après le titre de la partition créée au lancement du TGV, soirée montagnes russes en perspective.

Le Songe d’une Nuit d’Eté / création d'Alastair Mariott / Le Concert du 31 mai au 13 juin
chorégraphies de Frederick Ashton / Alastair Mariott / Jerome Robbins
musiques de Felix Mendelssohn / à confirmer / Frédéric Chopin
« Une création mondiale et deux chefs d’œuvre comiques composée une soirée charmante, pleine d'humour et de fantaisie »
On ne résiste pas au plaisir de voir les danseuses du Royal Ballet voleter en costumes de fées autour d'animaux en peluche, et on se réjouit à l'avance de voir les solistes de la compagnie s'emparer de l'oeuvre drôlissime de Jérôme Robbins avec leurs talents de comédiens. La création d'Alastair Mariott, chorégraphe contemporain et ancien danseur maison, demeure un mystère.

Draft Works en juin
« Expérimentez la danse dans sa forme élémentaire – les danseurs invités et ceux du Royal Ballet produiront leurs travaux en développement. »
A l'instar des Danseurs Chorégraphes de l'Opéra de Paris, les danseurs du Royal Ballet présenteront leurs « brouillons » sur la scène du Linbury au mois de juin. Pour en savoir plus sur cette démarche, qui a fait éclore un certain Liam Scarlett, lisez le compte-rendu d'une rencontre il y a quelques années.

Spectacle de la Royal Ballet School le 12 juillet
(programme à confirmer, généralement connu le jour-même)
« Une démonstration de la diversité du répertoire classique et contemporain par les élèves de la Royal Ballet School. »
Le spectacle de la Royal Ballet School n'a pas grand-chose à voir avec celui de l'Ecole de Danse de l'Opéra de Paris. A Londres, tous les élèves montent sur scène en fin d'année, même les plus jeunes, lors d'une série de représentations qui commence au Linbury et se termine par une matinée annuelle sur la grande scène du Royal Opera House. La représentation est clôturée par un Grand Défilé qui réunit tous les élèves sur scène devant un public en délire, frissons garantis.

En parallèle de la saison du Royal Ballet, de nombreuses troupes invitées, débutantes ou confirmées, tourneront au Linbury Theatre (une petite scène située sous le bâtiment principal). Le programme complet de la saison est disponible sur le site du ROH.

Pour vous aider à préparer votre voyage, suivez le guide : Comment aller voir un ballet à Londres ?

A vos agendas ! Si vous ne prévoyez pas de traverser la Manche, 5 ballets seront diffusés au cinéma en live cette saison : Don Quichotte le 16 octobre, Casse-noisette le 12 décembre, Giselle le 27 janvier, La Belle au Bois Dormant le 19 mars et The Winter’s Tale le 28 avril 2014.

Les temps forts de la saison en vidéo :


Et vous, quels ballets vous tentent le plus dans cette programmation ?

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