21/04/2014

Itinérances avec Nicolas Le Riche

17/04, Maison de la Culture d’Amiens

On a tous une histoire avec Nicolas Le Riche. Une apparition féérique en prince du répertoire. Un coup de cœur en DVD. Une rencontre fugace à la sortie des artistes. Une interprétation foudroyante d’un ballet de Roland Petit. En général, on n’oublie pas son sourire de gamin, ses yeux doux et pétillants... ou sa coupe au bol (il y a quelques années). Mon « Emotion Nicolas », c’était il y a trois ans après la première de 6000 Miles Away en compagnie de Sylvie Guillem au Sadler’s Wells. A débattre de la soirée avec un Balletonaute sans voir le temps passer, nous nous sommes soudain retrouvés au beau milieu d’un cocktail, et à la table d’à côté, je vous le donne en mille, Nicolas Le Riche en train de papoter avec Anne Deniau. L’occasion ou jamais de vaincre ma timidité et de m’approcher pour demander un autographe (non sans piquer un fard...)

© Anne Deniau

20/04/2014

Jeunes danseurs, nouveaux chorégraphes à l’Opéra Garnier

18/04

La dernière fois que j’ai assisté à un programme Jeunes Danseurs à l’Opéra de Paris, je découvrais la plupart des artistes et n’avais jamais entendu parler de la moitié des extraits proposés. A mi-chemin entre le gala et la présentation de nouvelles chorégraphies expérimentales, la soirée n'est pas des plus accessibles aux spectateurs occasionnels, mais avec une meilleure connaissance de la troupe et de son répertoire, l’expérience s’avère beaucoup plus agréable, le plaisir de voir danser de nouvelles têtes s’ajoutant à celui de découvrir ou redécouvrir des extraits du répertoire maison.

Grâce à la générosité d’un spectateur, je m’installe pour la première fois au premier rang des premières loges de face. Ayant déjà testé le premier rang du parterre, du balcon, ou encore de la loge impératrice, je pensais avoir fait le tour des meilleures places de la salle : pas du tout. Depuis ces loges d'ordinaire dévolues aux invités d’honneur, Garnier s’offre à vous comme jamais, du parterre au plafond de Chagall. C’est peut-être un peu loin pour apprécier un spectacle de danse (de ce point de vue, le fauteuil de la Directrice de la Danse est un meilleur choix) mais on s’y sent comme des rois.

Léonore Baulac et Jérémy-Loup Quer © Julien Benhamou

16/04/2014

Programme de la soirée Jeunes Danseurs à l'Opéra de Paris

L’Opéra de Paris propose les 18, 19 et 22 avril une soirée Jeunes Danseurs. Déjà testé, ce type de programme est l’occasion rêvée d’admirer les jeunes talents de la troupe ordinairement cachés au fond du corps de ballet dans de grands rôles du répertoire. Nous aurons même la chance cette année de voir danser des jeunes danseurs engagés en juillet dernier et qui n'ont pas forcément eu beaucoup d'occasions d'apparaître en scène. A noter qu'ils seront accompagnés par l'Orchestre de l'Opéra de Paris lui-même, sous la direction de Marius Stieghorst.

Les extraits choisis, très contemporains, font la part belle aux chorégraphes « maison » : sur les dix œuvres présentées, six ont été créées par des danseurs issus du Ballet de l'Opéra. A côté des commandes passées aux étoiles (Kader Belarbi, José Martinez, Nicolas Le Riche et Jean-Guillaume Bart), on y retrouve avec plaisir les oeuvres de deux chorégraphes prometteurs collaborateurs du groupe Incidence Chorégraphique (Nicolas Paul et Sébastien Bertaud). Petit aperçu du programme et des distributions :

13/04/2014

Impressions londoniennes, ép. 5 : ballets modernes

Cette semaine à Londres, outre la première mondiale du nouveau ballet narratif de Christopher Wheeldon, l’English National Ballet achevait une série de représentations en hommage à la Grande Guerre avec le programme Lest we forget (« Qu’on se souvienne ») au Barbican et les Ballets de Monte-Carlo présentaient leur version moderne du Lac des Cygnes au London Coliseum.

The Winter’s Tale de Christopher Wheeldon

10/04 (première), Royal Opera House

Trois ans après le succès d’Alice’s adventures in Wonderland, Christopher Wheeldon était l’invité du Royal Ballet cette saison pour la création d’un nouveau ballet « full-length » (par opposition aux petits ballets de moins d’une heure habituellement présentés lors des soirées contemporaines), le second créé pour la compagnie en vingt-trois ans. Ambitieux, le jeune chorégraphe britannique s’attaquait cette fois-ci à un sujet jamais traité en danse, Le Conte d’Hiver de William Shakespeare, réunissant autour de lui la même équipe : Joby Talbot à la composition, Bob Crowley aux décors, les danseurs Lauren Cuthbertson, Edward Watson, Sarah Lamb, Steven McRae et Zenaida Yanowsky dans les rôles principaux. Passant avec agilité de la fantaisie de Lewis Carroll à la tragicomédie élisabéthaine, il manifestait cette fois la volonté d’entraîner les spectateurs dans un univers plus sombre et plus adulte que sa première création, dans un ballet à la fois moderne et ancré dans l’histoire de la danse.


06/04/2014

Spectacle de l’École de Danse 2014

05/04, Opéra Garnier

Il y a longtemps que je n’avais pas mis les pieds à Victoria Coach Station, la gare routière de Londres. Il fut un temps où je prenais régulièrement le bus pour rentrer en France, mais avec l’âge (et le pouvoir d’achat grandissant), les 8h de voyage (de jour, comptez 10h pour un trajet de nuit) me sont apparues de plus en plus évitables. Ah, les départs de Londres à minuit après le spectacle, les nuits d’errance sur le ferry transmanche, l’odeur tenace des chips au paprika du voisin dans un bus bondé et surclimatisé... ce petit goût d’aventure et de colonie de vacances me semblait déjà appartenir au passé et à mes chères années d’étudiante.

30/03/2014

Impressions londoniennes, ép. 4 : Princes et Princesses

Pour les balletomanes qui n’auraient pas encore eu leur dose de Tchaïkovski et de paillettes en décembre à l’Opéra Bastille, le Royal Ballet propose ces temps-ci sa propre version de La Belle au Bois Dormant, chorégraphie de Marius Petipa massacrée remaniée par Frederick Ashton, Anthony Dowell et Christopher Wheeldon. Alternant distributions prestigieuses (Sarah Lamb et Steven McRae pour la première et la diffusion au cinéma, Natalia Osipova et Matthew Golding pour la dernière) et débuts dans les rôles (Yuhui Choe et Ryoichi Hirano, que j’avais aperçus en répétition, Vadim Muntagirov pour sa première apparition avec la compagnie), la série s’étire de mi-février à mi-avril, entrecoupée par les deux semaines de « break » de mi-saison.  SOLD OUT depuis des semaines, à 145€ le fauteuil d’orchestre (contre 8€ la place debout à l’amphithéâtre), c’est l’occasion de remplir les caisses qui serviront à amortir le coût des productions contemporaines.

© Royal Opera House